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Dans le cadre du processus de déconfinement, les services communaux sont désormais accessibles uniquement sur rendez-vous pour l’ensemble des démarches administratives légalement requises.

Toute personne se présentant à l’Hôtel de Ville est tenue de porter un masque buccal ou un tissu couvrant le nez et la bouche.

Les permanences du samedi matin sont suspendues.

Vous pouvez prendre rendez-vous directement auprès des différents services par téléphone ou par mail.

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Nous avons aimé lire en 2020...

Les os des filles/ Line Papin. - Stock, 2019

 

 

Dans une « autofiction » familiale, cette jeune romancière de 23 ans nous livre son 3e roman dans lequel elle s’explore à travers sa lignée maternelle d’Hanoï à Paris. De la grand-mère, Ba, et la guerre du Vietnam à ses 3 filles, les soeurs H., dont la 3e est la mère de Line Papin, de 1945 à 2000, nous suivons la vie de ces femmes de caractère. « Elles n’étaient pas malheureuses. Elles étaient unies, bosseuses, rieuses, osseuses. »

 

 


 

Le bal des folles / Victoria Maes. - Albin Michel, 2019

 

A Paris, en 1885, des femmes se retrouvent internées à l’hôpital de la Salpêtrière. Elles souffrent de crises « d’hystérie » ou de traumatismes dus à des viols, assassinats, mendicité, femmes battues, adultères, ...

Le professeur Charcot présente certaines patientes devant ses élèves dans des séances d’hypnose éprouvantes pour elles.

Un évènement agite les couloirs de l’hôpital « le bal de la mi-carême », appelé le « bal des folles » car le tout Paris y vient pour voir danser ces folles craintes et fantasmées. Eugénie Cléry, fille de bonne famille, s’y trouve, aliénée elle-aussi, parce que sa famille rejette son don comme une honte à cacher, une hérésie : elle peut communiquer avec les morts.

Un beau premier roman, avec des personnages forts, un roman qui étonne et fait frémir.

 


 

Vaste comme la nuit / Elena Piacentini. - Fleuve éditions, 2019

 

Thriller, ou roman noir ou enquête policière, ce roman a pour qualité son écriture poétique, sensible, imagée. La psychologie des personnages y est à fleur de peau. Il  nous ouvre les portes sur un drame reliant plusieurs familles d’un village, au passé trouble. Et c’est l’enquêtrice qui est le nœud de ce drame mais amnésique à la suite d’une chute dans son enfance, elle a tout oublié. Elle revient trente ans plus tard pour tenter de comprendre ce qui a provoqué son amnésie.

Petits mensonges et grands secrets de famille vacillent alors.

D’Elena Piacentini, Michel Bussi dit : « C’est la plume la plus sensible du roman policier féminin. »

 


 

A la vie / L'homme étoilé. - Calmann-Levy, 2020

Avec l'Homme étoilé, plongez dans le quotidien des soins palliatifs. Dans ce roman graphique, l'infirmier raconte avec humour ses rencontres avec ses patients, leurs joies et leur tristesse. Un récit juste, humain, qui ne tombe jamais dans le mélodramatique ou dans la caricature, qui pince parfois un peu le coeur mais qui vous laisse indéniablement un sentiment de plénitude. Un roman graphique à lire pour casser en douceur les préjugés sur la fin de vie en soins palliatifs. 

 


 

Le consentement / Vanessa Springora. - Grasset, 2020

L'histoire de Vanessa Springora qui, à 13 ans, rencontre et entame une relation avec un écrivain célèbre de 50 ans.

Années 80. V. est élevée par sa mère, divorcée d’un père trop absent. Baignée dans le monde des livres depuis toute petite, elle rencontre G., célèbre auteur au charisme envoûtant, au détour d’un dîner mondain. Elle tombe rapidement sous son emprise. G. la couvre d’attention, lui apprend la littérature, lui promet qu’il ne lui fera aucun mal. Mais V. découvrira rapidement qu’elle n’est pas la seule à bénéficier de la perversion de G. Petit à petit, elle décèlera le prédateur derrière le brillant homme de lettres et cherchera à s’en défaire.

Dans ce roman thérapeutique et dérangeant, Vanessa Springora nous livre le récit de cette relation sans rien en cacher. Des premiers émois à la chute, ce témoignage ne laisse personne indifférent.

 


 

Les aigles endormis/ Danü Danquigny. - Gallimard, 2020

L’auteur albano-canadien nous livre ici un très bon premier roman.

L’Albanie, le pays des aigles du dictateur Enver Hoxha est un des régimes communistes les plus durs de l’Est. La chute du régime survint bien après les autres pays de l’Est et la désillusion est grande car ce ne sera pas une libération mais un véritable chaos politique et social. Le progrès n’est pas en marche. C’est un pays ruiné, sans ressources naturelles, dans lequel les mafias prendront facilement  les rennes.

C’est  dans cette violence sourde que vit Arben.  Il rentre au pays pour régler ses comptes, après 20 ans passés en France. Enfant, il a grandi entouré de sa bande de copains et de ses parents professeurs. Son avenir est tout tracé : de bonnes études, un bon métier. Mais ses parents meurent et cet avenir est bousculé, ses rêves de partir à l’étranger aussi.

De jeune idéaliste, il devient un malfrat endurci, remettant sans cesse son immigration en France pour protéger sa famille. Il doit d’abord amasser assez d’argent.

Ce n’est pas seulement un roman noir mais aussi l’histoire de l’Albanie et de son peuple dont l’Europe ignorait la souffrance.  Il nous conte des dizaines d’années de tyrannie en nous révélant leurs conséquences  politiques, historiques et sociologiques.