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« Objectifs pour une mobilité douce et réduite à Arlon »

Actualisation – 12 février 2019

Introduction

Le présent document a pour but de définir les grandes lignes de la mobilité douce et réduite dans la commune d’Arlon.

L'objectif pour une mobilité douce et réduite à Arlon est de faciliter les trajets des piétons, des cyclistes et des personnes à mobilité réduite (PMR). Le but à terme est d'augmenter la part modale des modes doux dans la ville et les villages. A noter qu'une mobilité douce et réduite ne peut se concevoir sans des solutions de mobilité partagées ou un bon réseau de transport collectif.

Rappelons aussi que nous sommes et serons tous, à divers moments de notre vie, considérés comme personne à mobilité réduite: transporter une valise ou une poussette ou marcher avec des béquilles peut compliquer n’importe quel trajet et, ce, pour quiconque (jeune ou moins jeune).

La démarche de la Commission se concentre sur les trajets quotidiens des personnes résidant ou travaillant dans la commune d’Arlon, même s’il est évident que le vélo est un fantastique outil touristique.

La question de la mobilité douce et réduite est toujours d'actualité. La marche et le vélo sont des modes de transport les plus économiques, leur pratique est bonne pour la santé, leur impact sur l’environnement est réduit (ex : faible émission de CO2 ) et leur usage améliore la qualité de vie (ex : réduction du bruit en rue). Les vélos ou autres trottinettes à assistance électrique sont aussi de plus en plus utilisés, rendant plus accessibles les reliefs de notre commune.

La Commission de mobilité douce et réduite est en place à Arlon depuis 2014. Plusieurs actions ont déjà été réalisées: SUL (Sens Unique Limité: sens unique où les cyclistes sont autorisés à contresens), bandes cyclables, réfection des trottoirs, avis sur différents projets d'aménagement… La Commission souhaite également accompagner l'élaboration du Plan communal de mobilité (PCM) et éclairer les élus dans les choix à venir, notamment concernant les aménagements proposés par le PCM.

Les 5 objectifs pour une mobilité douce et réduite à Arlon

Les objectifs se décomposent en 4 volets thématiques et en un 5e volet, plus transversal.

  • La mise en place de cheminement structurés, cohérents et complets ;
  • Une attention spécifique envers les piétons et les PMR ;
  • L’amélioration et la création d’infrastructures propices à l’usage de la marche et du vélo ;
  • La mise en place d’actions de sensibilisation ;
  • Une démarche participative et transparente.

1- La mise en place de cheminement structurés, cohérents et complets

La commune d’Arlon est composée d’un pôle central important (accueillant écoles, commerces, gare, entreprises, etc.) et de plusieurs noyaux villageois. Actuellement, se rendre à Arlon depuis les villages à pied ou à vélo est difficile. Or, il est nécessaire que les villageois puissent pouvoir accéder au centre-ville en toute sécurité par des itinéraires vélo ou piétons agréables et fonctionnels. Il sera ainsi nécessaire de recenser tous les chemins, sentiers et venelles.

Dans le centre-ville et ses quartiers, des cheminements sécurités et confortables doivent également permettre de rejoindre les pôles d’attraction (gare, écoles, zone commerciale, lieux sportifs ou culturels…). Notons que près de 15.000 étudiants se rendent chaque jour dans une école du centre d'Arlon. Une attention toute particulière doit leur être accordée.

La mise en place de ces liaisons doit également être cohérente avec les autres modes de déplacements alternatifs à la voiture que sont les bus et les trains. Les arrêts de bus et plus particulièrement la gare constituent des pôles d’attraction importants qui pourront être équipés pour la mobilité douce et réduite (parking à vélo, parking PMR, espaces agréables…).

Le Grand-Duché de Luxembourg disposant d’un bon réseau de pistes cyclables, il sera essentiel de réaliser des jonctions (via Eischen ou Steinfort) pour accéder à ces infrastructures.

2- Une attention spécifique envers les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR)

Les piétons et les PMR doivent être pris en compte spécifiquement dans les nouveaux aménagements de voiries ou les rénovations.

A ce titre, il est nécessaire de respecter les règles en matière d’aménagement des trottoirs, telle leur largeur, leur pente (dévers latéral), leur bordure, etc. Si la ville est agréable pour ses habitants piétons et PMR, elle le sera pour ses visiteurs et touristes.

L’usage des trottoirs doit aussi être réservé aux piétons. Le parking sur les trottoirs, illégal, devra être découragé dès leur conception, voire sanctionné par la suite.

Cet axe est étroitement lié à l’axe «Infrastructures».

3- L’amélioration et la création d’infrastructures propices à l’usage de la marche et du vélo

Les infrastructures actuelles d’Arlon ne prennent encore très peu en compte les modes de circulation doux et font la part belle à l’automobile. Certaines «portes d’entrée» (carrefour de la Spetz, feux rouge de Stockem, à Walzing, rond-point de Viville, rue de Rédange, etc.) de la ville forment des barrières difficilement franchissables pour les piétons et les cyclistes.

L’état des routes et des trottoirs est parfois insuffisant. Or, des trottoirs de mauvaise qualité (déclivité trop importante, bordure non conforme devant un passage pour piétons,…) peuvent se révéler être de véritables obstacles pour une personne se déplaçant en chaise roulante, avec des colis ou une poussette.

Marcher ou rouler en ville, dans les quartiers ou les villages doit se faire de manière sécurisée mais aussi agréable. La qualité des espaces et des rues traversées (végétalisation, mise en valeur du patrimoine, présence de banc…) a un impact important sur la pratique et la généralisation des modes doux, sur la convivialité de la ville et des villages. Ainsi, la diminution de la vitesse des voitures réduit le bruit, la pollution et le sentiment d’insécurité routière.

Les nouveaux quartiers et les nouveaux immeubles construits ou rénovés doivent être parfaitement bien reliés à l’existant, notamment à travers les modes de déplacements doux (venelles, trottoirs, passages traversant…).

L'amélioration des infrastructures pour les cyclistes, les piétons et les PMR doit aussi s'établir en synergie avec le développement des modes de transports collectifs tels que les bus, le train ou les solutions de véhicules partagés.

4- La mise en place d’actions de sensibilisation

Certains automobilistes perçoivent encore les cyclistes, voire même les piétons, comme un danger et, à l'inverser, beaucoup de citoyens n'osent pas enfourcher leur vélo en ville par peur des voitures.

Nous sommes pourtant, au cours d’une journée, tantôt piéton, cycliste et conducteur et peut-être personne à mobilité réduite. Sensibiliser à cet état de fait est une priorité.

Le développement des modes doux doit se faire en bonne intelligence avec l’ensemble des usagers de la ville (piétons, cyclistes, PMR, automobilistes, livreurs, conducteurs de taxi, d’engins de chantier, de tracteurs…) dans le respect du code de la route pour chacun.

L'usage de la voiture particulière est dans notre région et nos villages nécessaire vu les distances parfois importantes à parcourir. Le développement de solutions alternatives à l'autosolisme (une seule personne dans le véhicule) est à soutenir (ex : covoiturage, véhicule partagé, taxi social, FlexiTEC…).

A cet effet, des actions de soutien, d’information, de sensibilisation et de promotion doivent être développées.

5-Un objectif transversal : une démarche participative et transparente

La réalisation de ces différents objectifs nécessite la participation des habitants et des élus.

Les habitants doivent s’investir, s’informer et faire connaître leurs opinions tandis que les représentants communaux doivent solliciter l’avis des usagers, des habitants, informer sur les différents enjeux et communiquer sur les décisions prises.

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