Travaux de restauration de l’église Saint-Martin
Description: Les travaux importants de la Tour-Clocher
« Ces travaux au combien nécessaire vont durer 3ans. Il s’agit de continuer les travaux de restauration de l’église Saint-Martin, patrimoine exceptionnel et emblématique de notre belle ville d’Arlon », précise Didier Laforge, échevin des Cultes.
Pour rappel : les travaux de restauration de l’église Saint-Martin étaient subdivisés en plusieurs marchés : on avait d’abord le marché 1 pour les études préalables, le marché 2 pour la restauration des bas-côtés, le marché 3 pour la restauration de la flèche de croisée. Ces 3 marchés sont actuellement terminés. Les travaux qui viennent de débuter concernent le marché 4, à savoir la restauration de la tour- clocher.
Des subsides importants via un accord-cadre
Les travaux de l’église Saint-Martin font l’objet d’un accord cadre. La convention entre la Ville d’Arlon et la Région wallonne pour l’accord-cadre 2019-2028 a été signée le 2 avril 2019 et concerne les marchés 4 et 5. Les subsides pour ces travaux s’élèvent à 95%, le restant étant partagé entre la Province, 4%, et la Ville, 1%. Le total des subsides de la Région wallonne s’élève donc à 8 millions, versés en 10 tranches de 800.000€ par an.
Des travaux en plusieurs tranches
Les travaux sont répartis en 3 tranches, une tranche ferme et deux tranches conditionnelles. Ces deux tranches conditionnelles seront réalisées uniquement si des subsides complémentaires sont octroyés. En effet, le montant de l’accord-cadre nous permet de réaliser uniquement la tranche ferme au vu des augmentations importantes des coûts de ces dernières années.
- Tranche ferme (Restauration de la flèche et de la partie haute du fut de la tour) : 6.467.831,38€ HTVA ou 7.826.075,98€ TVA 21% comprise
- Tranche conditionnelle 1 (Restitution du beffroi en bois et restauration des cloches) : 597.532,00€ HTVA ou 723.013,72 € TVA 21% comprise
- Tranche conditionnelle 2 (Restauration de la partie inferieure du fut de la tour) : 1.531.637,58€ HTVA ou 1.853.281,47€ TVA 21% comprise.
Une mise en contexte de ces travaux par Jacques Davin au conseil communal du 16 décembre 2021
Un brin d’histoire s’impose pour rappeler ce qui motive ces gros travaux au niveau de la tour clocher. Nous sommes pendant la Guerre 40-45, les Allemands décident de descendre les cloches et de les emporter pour récupérer le métal. Après-guerre, nos prédécesseurs décident de remettre de nouvelles cloches, avec un nombre et une position différents, et décident à l’occasion de remplacer le beffroi en bois par un beffroi en acier. Un beffroi est une construction qui permet de tenir les cloches et qui se pose à un certain niveau du clocher, en général le plus possible à hauteur des abat-sons.
Lorsque les cloches ont en mouvement dans un beffroi métallique, lui-même posé sur une dalle en béton, nous nous retrouvons avec des éléments et des assemblages rigides, et le mouvement de la cloche est transmis à la maçonnerie. Dès lors, ces travaux de 1950 ont eu des conséquences assez dommageables à l’édifice. Des fissures sont donc apparues et la partie pointue supérieure qu’on appelle la flèche s’est un peu disloquée au fil du temps à cause de ces vibrations. Chaque fois que les cloches sonnent, le clocher se met en mouvement et déstabilise progressivement toute la maçonnerie de la partie supérieure du fût et de la flèche.
De plus, lorsque les nouvelles cloches ont été remises en place dans les années 50, on a curieusement fait tourner le beffroi de 90°. Donc les cloches, au lieu de sonner dans un sens parallèle à la nef, sonnent dans le sens perpendiculaire à la nef. Ça veut dire que la nef n’a plus cet effet de blocage du mouvement, et donc ça favorise encore le mouvement dans la maçonnerie, d’où les conséquences que l’on rencontre aujourd’hui, qui imposent des travaux d’assez grande ampleur.