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Cri d'alarme des médecins de l'hôpital d'Arlon

La collaboration est mise à mal entre la direction de Vivalia et les médecins

En date du 26 mars, le conseil médical des Cliniques Sud Luxembourg (CSL) a fait parvenir un courrier à la direction de Vivalia pour tenter de se faire entendre. Dans ce courrier, le conseil médical revient sur une étude (MAHA) réalisée par BELFIUS pour analyser la situation financière des hôpitaux belges.

Les médecins affirment que « bien que la situation globale de Vivalia ne soit pas mauvaise, cette étude interpelle par la mise en évidence des importantes différences qui se creusent entre les hôpitaux de Vivalia, par exemple concernant l'évolution du compte de résultat exprimé en % chiffre d'affaire : stable ou en légère progression pour CSL et CHA, mais en très nette détérioration pour IFAC ».

Le conseil médical ajoute que cette tendance est confirmée et amplifiée par les prévisions budgétaires de Vivalia et que l’étude révèle également une disparité importante dans la répartition du personnel entre Institutions : alors qu'il y a aux CSL une moyenne de 2.14 ETP membres de personnels employés par lit justifié au CSL, ou 2.38 au CHA (un lit justifié est celui dont l'occupation est effectivement confirmée par l'importance de la pathologie des patients qui y sont hospitalisés), il y en a 2.62 à l’IFAC, soit près de 25% de plus qu'aux CSL à activité médical comparable.

Le conseil médical précise que, actuellement, les institutions doivent malheureusement faire face à un manque important de personnel infirmier contre lequel le corps médical avait mis en garde le gestionnaire depuis 2015, témoignant que, malheureusement, les mesures n'ont commencé à être prises que très tardivement et que, en 2018, certains candidats à des fonctions infirmières qui se sont encore vu proposer des CDD au lieu de CDI ont préféré traverser la frontière pour postuler ailleurs.

Malgré tout ce qui précède, c'est encore aux CSL (Arlon-Virton) et au CHA (Libramont) que le gestionnaire souhaite fermer des lits et faire porter l'effort.

Le conseil médical se dit inquiété au plus haut point d’autant que ce dernier met en parallèle les éléments relevés précédemment avec les nombreux autres dysfonctionnements dont ont été ou sont victimes les CSL :

  • Le sous-investissement chronique aux CSL comparativement aux autres hôpitaux, déjà dénoncé à plusieurs reprises (cfr budget investissements 2017)
  • Les freins à tous les travaux de reconditionnement des locaux (la réalisation des premiers plans pour la rénovation de l'ancien couvent des sœurs acquis en 2011 et dont on espérait qu'il permettrait de libérer des locaux pour y développer des activités de consultation n'a toujours pas été décidée)
  • La non-application de la préférence Vivalienne alors que celle-ci était inscrite dans les objectifs de Vivalia validés par le CA du 27/6/2008 (« la simplification de l'actionnariat censée permettre d'orienter de manière solidaire les projets d'investissements, d'organiser la mobilité du patient au travers des structures d'offres de soin de Vivalia pour que tout patient soit assuré des soins optimaux requis par sa pathologie ») et a été confirmée par le gestionnaire, les conseils médicaux et les directions en comité stratégique le 3/10/2016 ( que toute prise en charge qui peut se dérouler dans un des hôpitaux de Vivalia soit effectivement référée dans cet hôpital de Vivalia »)
  • L'absence d'ambition pour l'obtention pour Vivalia de nouveaux agréments structurants comme le PET scan ou la chirurgie cardiaque.
  • La mise en péril de notre service d'anatomie pathologique par l'application par le gestionnaire, sans accord médical, d'un prélèvement arbitraire de 10% sur les honoraires générés par nos médecins pour les prélèvements en provenance du site du CHA
  • La mise en péril de notre service de revalidation chronique et locomotrice (St Mard) par les décisions prises de séparer dans le projet Vivalia 2025 la médecine aigue de la médecine chronique, précipitant la démission de nos 2 revalidateurs
  • La mise en péril de notre service de pédiatrie par la décision du gestionnaire (malgré mise en garde par le conseil médical) de mettre un terme au soutien financier dont ce service avait besoin pour l'organisation des gardes sur place, provoquant un grand désarroi dans le service et la démission d'un pédiatre de plus
  • La mise en péril de toute l'organisation médicale aux CSL en limitant, contre un avis renforcé unanime du conseil médical, le mandat du prochain directeur médical à 0.4 ETP (dont on sait que seulement 0.3 ETP seront effectifs sur site), très nettement insuffisant pour l'exercice de ses missions de qualité et sécurité dans l'organisation des soins
  • Le sous-investissement informatique chronique et les très mauvais choix effectués dans les choix des logiciels et notamment la prescription médicale informatisée contre l'avis unanime des médecins des trois institutions de Vivali
  • L'absence aux CSL d'une cellule de gestion des lits pourtant demandée par le corps médical depuis plus de 10 ans
  • L'absence de concrétisation des processus d'accréditation hospitalière, demandés par les médecins, promis par le gestionnaire en 2017 « à titre pilote aux CSL », mais toujours pas mis en oeuvre
  • Sans compter l'absence du moindre dialogue constructif avec le corps médical dans de très nombreux autres dossiers

Notre conseil médical, unanime, en sa séance du 26/3/2018, estime devoir tirer la sonnette d'alarme !

Le conseil médical des CSL attend une réaction politique forte des communes des arrondissements d'Arlon et Virton pour exiger un changement de cap et de mode de gouvernance. En cas contraire, de réelles craintes sont à envisager pour l'avenir des CSL (et d'ailleurs, ses répercussions sur l'avenir de Vivalia et des soins de santé en province de Luxembourg)

Le conseil médical clôture : « Il est urgent que les choses changent, que les médecins soient entendus et les projets médicaux soutenus ».